dimanche 2 décembre 2007

Côtes du Rhône Village Sablet 2006 "La Font du Caïau" (rouge)

Acheté à la foire aux vins de Champion en octobre dernier, nous l'avons trouvé plus fruité que le millésime 2005. Nous le dégustons donc ce week-end, en accompagnement de steaks à la hongroise, linguine et légumes vapeur.
Une belle robe grenat aux reflets violacés, d'une belle intensité. Un nez discret, de fruits noirs, de pin (légèrement), et une effluve de réglisse. Laissons-le réchauffer un peu !
En bouche, une belle présence, beaucoup de corps, assez capiteux, des tanins (fins) et une pointe d'acidité laissant présager une bonne garde (dix ans nous a dit le producteur). L'ensemble est tout de même assez fluide, sans aucune lourdeur (malgré 14,5° d'alcool): élégant.
Quelques secondes de circulation laissent développer des arômes de pruneaux, et la finale est sur des notes animales, peut-être cuir.
Ce petit vin a sans doute un bel avenir, mais il est déjà très accessible dans sa jeunesse.

Note provisoire: 3,5/5

mardi 6 novembre 2007

Le Rez-de-Chaussée

65, rue Letort - Paris XVIIIème, le 3 novembre 2007
Ce restaurant-bistrot Aveyronnais propose une cuisine simple, authentique, présentée agréablement, dans un cadre moderne et chaleureux, le tout à des prix abordables. Et il y en a pour tous les goûts: charcuteries, aligot, côte de boeuf, et même brochettes de joues de loup à la graine de sésame et spaghettis à la corleone (tomates, courgettes et câpres).
Un honnête Marcillac rouge accompagna judicieusement ces mets, avant de laisser la place à de délicieux et inventifs desserts.
Une très bonne adresse, nous y retournerons (pourquoi pas un midi) !

http://www.rezdechaussee.fr

lundi 8 octobre 2007

Chez Jenny

39, bld du Temple - Paris IIIème, le 6 octobre 2007
Encore une de ces tavernes de brasseur au nom illustre (que je ne citerai pas) ?
Non, la brasserie Chez Jenny est un établissement au décor feutré et cosy, quoiqu'un peu bruyant lorsque la salle est comble, qui mérite vraiment un détour si vous aimez les produits de la gastronomie alsacienne.
Un délicieux petit verre de Gewurtz Vendanges Tardives le temps de réfléchir à notre menu, puis nous savourons une choucroute très bien garnie et extrêmement copieuse pour environ 20€ la part. Outre les charcuteries de très bonne facture, je retiendrai surtout le goût exquis de la choucroute dont le fondant et la saveur presque confite m'ont vraiment enchanté !
Pour accompagner ce plat ainsi qu'un jarret de porc caramélisé au miel, nous avons choisi un très correct Pinot Noir millésime 2004.
Enfin, les serveurs ont été avenants et disponibles, le service a été rapide, mais nous étions arrivés vers 19h.

http://www.chez-jenny.com/

mercredi 3 octobre 2007

Soirée "dégustation & vente"

Supermarché Champion d'Epinay sur Orge, 2 octobre 2007
Déjà la troisième "soirée foire aux vins" depuis que nous habitons Savigny, ma femme et moi !
Cette année, nous arrivons avec la ferme intention d'acheter de bons bordeaux rouges.
Les producteurs sont là pour chanter les louanges de leurs produits, la soirée est orchestrée par un animateur professionnel qui fait gagner des magnums à ceux qui répondent à ses questions (il faut être rapide), enfin des canapés et des petits fours sont distribués par d'accortes employées du magasin qui font des heures sup'...

Deux heures plus tard, et l'équivalent de deux verres de vins goûtés chacun, nous repartons avec de très bonnes bouteilles, et l'impression d'avoir fait des affaires:

- Une bouteille de Moscato d'Asti 2006 à 11€95: première découverte de la soirée ! Un vin blanc moelleux et perlé (légèrement pétillant, comme un Lambrusco), aux arômes d'Asti Spumante (c'est le même cépage, non ?) et titrant seulement 5,5°: parfait pour l'apéro, mais aussi les desserts.
- Deux bouteilles de Juliénas Thorin 2006 à 4€90: un des meilleurs cru beaujolais qui m'ait jamais été donné de goûter. Très fruité et velouté, un vrai délice à savourer sans attendre, bien qu'on dise qu'il gagnerait à attendre deux ou trois ans.
- Une bouteille de Côte-Rotie 2005 à 23€50: deuxième découverte, et première fois pour nous, qui n'avions jamais gouté de ce vin rouge toujours hors de prix... La bonne surprise de le voir à moins de 30€ et le sourire de la productrice nous ont poussé à le déguster, et à apprécier sa puissance aromatique, sa charpente solide et sa souplesse rare. Le Côtes du Rhône à son paroxysme, parait-il... je crois bien que c'est possible, nous verrons bien en le goûtant avec une belle viande.
- Deux bouteilles de Château Fombrauge 2005, Saint-Emilion Grand Cru à 23€99: une petite folie pour un grand vin de Bernard Magrez que nous avons découvert ce soir; un vin très étudié pour apporter le maximum de sensations en bouche. Rien à voir avec ce que nous connaissions déjà en matière de Libournais, et même de vin français, oui monsieur ! Une classe à part, qui laisse loin derrière tous les autres vins proposés en dégustation à cette soirée. Bluffant.
- Emportés par l'élan, nous nous laissons tenter par une bouteille de Château Camensac 2005, 5ème cru classé du Haut-Médoc à 14€95. Il n'est pas proposé à la dégustation, mais le fait qu'il soit noté ***(*) à la Revue des Vins de France, comme le Faumbrauge, mais pour un prix bien inférieur, nous pousse à tenter l'expérience. Notre premier achat de cru classé 1855 - faisons un voeu !

Pour finir, parmi la foule de vins que nous avons goûtés, il y a aussi, pêle-mêle, et en rouge:
- Château La Tour Carnet 2005, grand cru classé du Haut-médoc: au même prix que le Faumbrauge, mieux noté par la même revue, mais il nous a un peu moins plu que ce dernier.
- Côtes du Rhône Village Sablet 2006: bonne surprise pour ce vin dont nous avions acheté une caisse du millésime 2005, moins fruité, que nous gardons pour faire un peu vieillir. Le producteur nous a reconnu, nous l'avons complimenté pour son vin, mais bien que son 2006 soit encore plus séduisant, nous remettons l'achat à plus tard...
- Mendoza Argento Malbec 2006: le petit vin argentin dont le millésime 2005 nous avait enchantés nous déçoit quelque peu. Moins éclatant, mais dés arômes de café torréfié intéressants ("chocolat !" dit le monsieur).
- Saumur Champigny Domaine de la Perruche 2006: décidément, nous n'arrivons pas à retrouver l'entousiasme provoqué par le millésime 2004. Tout comme le 2005 goûté l'année dernière, il est "sans plus".
- En blanc, le même vin argentin mais en 'chardonnay': arômes de brioche, bonne acidité en bouche, mais quand même moins bon que le Saint-Véran de chez Nicolas que nous avons siroté le mois dernier...

Mais alors, notre palais se serait-il éduqué, en trois ans ? Ou sommes-nous devenus plus difficiles ?

Les grandes surfaces

Évitant d'acquérir des vins en supermarché, où les conditions de stockage, en rayon, ne sont pas vraiment optimum (bouteille stockée debout, température trop élevée, exposition à la lumière, aux vibrations, etc.), nous préférons, ma femme et moi, nous tourner vers les cavistes et autres marchands spécialisés. Les avantages sont, entre autres, le conseil prodigué aux acheteurs, et le contact humain avec le caviste - parce que la caissière, question vin...
Pourtant, certains hypermarchés ont un rayon dédié aux vins, aménagé, décoré et parfois agrémenté d'un vendeur (si si, c'est rare, mais cela existe).
Dans ces rayons spéciaux, on trouve parfois des caves à vins électriques, pour les grands crus: là, rien à dire... Mais on trouve aussi des caisses en bois contenant des vins hauts de gamme, voire des cartons contenant des bouteilles. Cela protège de la lumière et des manipulations, mais pas de la chaleur... Qui sait depuis combien de temps cette bouteille de Pomerol, même couchée, a passé à température ambiante ? La seule façon de se rassurer est de connaître le taux de roulement des mises en rayon !
Notons que la question se pose également pour un petit commerçant: descend-t-il tous ses vins en cave à la fin de la journée ou y-a-t-il un roulement suffisant pour que les bouteilles n'attendent pas trop longtemps ? Mystère...

Les foires aux vins
Goûter avant d'acheter, c'est un bon moyen d'éviter les surprises (pas toujours désagréables) que réserve l'ouverture d'une bouteille. Les cavistes font souvent déguster certains vins, les supermarchés jamais.
Toutefois, ces derniers proposent à leurs clients privilégiés (en fait, ceux qui en font la demande), la possibilité de déguster des vins lors d'une soirée en avant-première de leurs semaines "foire aux vin". On peut même y rencontrer des producteurs !
Quand, en plus, on sait que c'est là l'occasion d'acheter des bouteilles en provenance directe des circuits de distribution, mises en rayon spécialement pour l'occasion (qui n'ont donc pas passé des mois debout à attendre le chaland), il n'y a plus à hésiter.

lundi 24 septembre 2007

Champenois


De nombreux vins effervescents sont produits en France, et de part le monde, mais aucun n'égale en finesse ni en qualité le Champagne, produit dans la région qui a inventé le vin mousseux.
La Champagne est la zone viticole la plus septentrionale de France, et comme dans toutes les régions trop fraîches, on n'y produit pas de vins tranquilles (sans bulles). En effet, ceux-ci seraient trop acides ou âpres, sans corps. Seule la méthode traditionnelle de production de vins effervescents permet de tirer parti de tels terroirs.
Les trois cépages autorisés sont ceux qui composent les différents vins de champagne. Les principaux vignobles sont implantés autour des villes de Reims et d'Epernay: la montagne de Reims (Pinot noir), la côte des blancs (Chardonnay), la vallée de la Marne (principalement Pinot meunier).

Les champagnes peuvent se commercialiser :
- soit non-millésimé (85% de la production), qui résulte de l'assemblage d'au moins trois vendanges (souvent des trois cépages) et de nombreux crus différents,
- soit millésimé, car produits à partir des plus fins cépages (Pinot noirs et Chardonnay), récoltés une année où le climat a permis un mûrissement des raisins suffisant, et provenant seulement des meilleurs crus. Ils font souvent l'objet d'un vieillissement d'au moins deux ans de plus que les non-millésimés.
Bien entendu, les champagnes millésimés sont plus aromatiques, plus complexes et avec une plus longue finale que les non-millésimés. Mais ils sont aussi plus chers ! Leur présence leur permet d'accompagner un repas, alors que les autres sont réservés à l'apéritif.

D'autres distinctions sont encore à opérer entre les champagnes:
- le type de cépage utilisé peut varier suivant l'appellation blanc de blancs (issue du seul Chardonnay), légère et délicate, parfaite pour l'apéritif, ou blanc de noir, plus rare, produite à partir des Pinots.
- la couleur du vin, qui peut être le blanc, pour la plupart d'entre eux (pas de macération des peaux), et parfois le rosé, qui résulte de l'ajout d'un peu de vin de Pinot noir à l'assemblage, ou plus rarement de la vinification en rosé de ce cépage. On a là un vin avec plus de corps et d'équilibre, approprié à l'accompagnement des repas.
- enfin la douceur, c'est-à-dire la teneur en sucre du vin, qui va de brut à doux en passant par sec et demi-sec. Les bruts sont les compagnons de l'apéritif (pourquoi pas en kir), les plus doux sont à préférer en fin de repas, au dessert.

Cépage blanc : Chardonnay
Cépages rouges : Pinot noir, Pinot meunier

Sud-Ouest

Cette zone de production regroupe les vignobles se situant dans le tout le quart sud-ouest de la France, à l'exception de ceux du Bordelais et du Languedoc-Roussillon.
Les produits phares sont bien sûr les AOC, mais de nombreuses AOVDQS moins connues (non décrites ici, en gris sur la carte) s'étendent aussi sur de vastes régions.
Les cépages utilisés sont donc variés: on y rencontre beaucoup de cépages spécifiques, en plus des cépages courants.

La région de Bergerac
A l'est du vignoble de Bordeaux, cette région bénéficie d'un climat proche de celui de Bordelais, et regroupe diverses appellations aux caractères différents: l'appellation Bergerac, qui s'étend de part et d'autre de la Dordogne, celle de Pécharmant, très peu étendue, celle de Montravel (dont les blancs rappellent ceux de l'Entre-deux-Mers), sans oublier les Montbazillac et Saussignac, donnant dans les vins blancs moelleux/liquoreux.
Citons également les vignobles des Côtes de Duras et des Côtes du Marmandais, produisant des vins rouges généralement plus légers, à l'instar de ceux le l'AOC de Buzet.

Le Sud-Ouest
En remontant le Lot depuis l'aire d'appellation de Buzet, on rencontre celles de Cahors puis de Marcillac, toutes deux très représentatives des vins du Sud-Ouest (comme celle de Madiran, située au nord de Tarbes).
Plus au sud, le long du Tarn, se trouvent les Côtes du Frontonais et Gaillac, appellation proposant des vins (blancs comme rouges) fruités et très agréables.

Les Pyrénées
A mesure que l'on progresse vers le sud (et le Pays Basque), on découvre des vins rouges de plus en plus tanniques, dont la robuste charpente décourage une dégustation sans accompagnement ou vieillissement préalable.
Il en va ainsi des produits du Madiran,
aux rouges corsés et solides, se mariant agréablement avec la cuisine locale (quoiqu'un bon Graves puisse soutenir la comparaison), du Béarn, et surtout de l'Irouléguy, très charpentés. Les blancs et les rosés valent aussi le détour.
Le Jurançon est quant à lui spécialisé dans les blancs secs et surtout moelleux/liquoreux d'exception, élaborés partir de cépage Manseng.

Principaux cépages:
- rouges: Cabernet Franc, Cabernet-sauvignon, Merlot, Malbec, Tannat, Négrette, Manseng, Gamay
- blancs: Sauvignon, Semillon, Muscadelle, Ugni blanc, Mauzac, Petit et gros Manseng, Arrufiat, Courbu

Clin d'œil sur le vin